M. Trinh Xuan Thuan

Le professeur TXT (en vietnamien)
 
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Trinh XUAN THUAN : Origines
La nostalgie des commencements

Trinh Xuan Thuan est originaire de Hanoï,Vietnam. Après avoir fréquenté le lycée français de Saigon, il fait ses études au caltech et à Princeton, aux États-Unis. Professeur d’astronomie à l’université de Virginie, il est l’auteur de La Mélodie secrète et Le chaos et l’harmonie qui ont rencontré la faveur d’un large public. Ce livre raconte l’histoire des origines, depuis le Big Bang jusqu’à l’émergence de l’homme et de la conscience. Les avancées scientifiques du siècle passé ont changé de manière radicale et profonde la conception de nos origines. Nous disposons aujourd’hui d’un grand récit, d’une grande fresque historique, esthétiquement magnifique et poétiquement envoûtante qui se déploie sur un temps long de quelque 14 milliards d’années, et qui ne fut jamais si vraie puisque toutes les sciences, de l’astrophysique à la neurobiologie, de la physique à la chimie, en passant par l’anthropologie, la primatologie et la géologie, concourent sans cesse à l’élaborer. Nous pensons maintenant que l’univers est né dans une fantastique déflagration appelée big bang. Cet univers a engendré des centaines de milliards de galaxies chacune contenant des centaines de milliards de soleils. Dans une de ces galaxies appelée Voie lactée, près d’une étoile appelée Soleil, l’homme fait de poussières d’étoiles est apparu, capable de se poser des questions sur l’univers qui l’a engendré. Les chapitres du livre retracent cette fantastique épopée : l’origine de l’univers, l’origine des galaxies, l’origine des étoiles, l’origine des planètes, l’origine de la vie, l’origine de la conscience. Le livre, qui se veut être aussi un livre d’art, se doit d’éblouir le lecteur par la beauté des images qui vont de l’infiniment grand - galaxies et pouponnières stellaires, etc. - jusqu’à l’infiniment petit - chromosomes et circuits neuronaux etc. Il lui fait sentir l’ineffable émotion esthétique de l’univers, inanimé ou vivant, indépendamment même du texte. Un contrepoint dont la propre poésie n’exclut pas l’information scientifique la plus complète et la plus rigoureuse. Très beau livre sur l’histoire des origines agrémentée de splendides photos de l’univers mais aussi de tout ce qui concerne l’humain et sa créativité.

 

Trinh Xuan THUAN, Les Voies de la lumière (TP)

« Le Temps des sciences »

Attachée de presse : Marion Corcin

Trinh Xuan Thuan est originaire de Hanoi, au Vietnam. Professeur d’astronomie à l’université de Virginie, il est notamment l’auteur de La Mélodie secrète et Le Chaos et l’harmonie qui ont rencontré la faveur d’un large public.

Des temps les plus reculés jusqu’à nos jours, la lumière a toujours fasciné l’esprit des hommes, qu’ils soient religieux, artistes, philosophes ou scientifiques. Elle nous permet non seulement de contempler le monde, mais aussi d’interagir avec lui.
En science, la lumière joue un rôle primordial. Elle attire l’attention de l’opticien qui construit des télescopes et autres lunettes astronomiques pour capter des images agrandies et trop peu lumineuses pour nos yeux. Pour l’astronome, la lumière constitue le moyen privilégié de communication de l’humain avec le reste de l’univers. La lumière des étoiles et des galaxies contient le message cosmique qu’il lui faudra décoder pour comprendre le passé, le présent et le futur de l’univers. Le physicien a découvert que la lumière a deux visages : elle apparaît comme une onde ou une particule selon l’instrument de mesure utilisé. Le biologiste, lui, essaie de comprendre comment l’évolution darwinienne, aiguillonnée par la sélection naturelle, a pu construire cet instrument si perfectionné qu’est l’œil humain. Le neurophysiologiste tente de comprendre comment les informations visuelles transmises par l’œil au cerveau permettent à celui-ci de construire une représentation du monde.
Ce livre se propose de retracer l’histoire épique des efforts que les hommes ont fournis pour pénétrer au cœur du royaume de la lumière et percer ses secrets. Il explore non seulement la dimension scientifique de la lumière, mais aussi ses dimensions artistiques, esthétiques et spirituelles.

http://www.editions-fayard.fr/Nouveaute/FrNouveaute.asp?Base=/Nouveaute/Nouv_2006/2006-03/Mars06.htm

http://www.hachette.qc.ca/printemps/document/3528478.htm + Livre

La mélodie secrète

Auteur: Xuan Thuan Trinh
Editeur: Fayard
Date de parution: 9 Décembre 1988
Format: Broché
Dimensions:
Nombre de pages:
Prix indicatif: 23,75 € - Acheter ce livre sur Amazon.fr
 
 
 
Idées clés, par Business Digest

La perception de l'univers par l'homme évolue au cours des âges
D'un univers mythique, il est devenu un monde où l'espace et le temps sont élastiques, après avoir été l'univers idéal des Grecs anciens ou l'univers mécanique de Newton.
Selon les connaissances actuelles, l'univers est en pleine expansion
Il a donc eu un commencement, le Big Bang. Pourtant, ni le début originel ni le futur de notre monde ne peuvent être pleinement compris.
Notre difficulté à connaître le monde nous laisse seulement deux choix
Soit l'univers et l'homme sont nés par hasard, soit l'univers a été créé par un Dieu, avec comme but de permettre le développement des hommes. Mais aucune de ces hypothèses n'est scientifiquement satisfaisante. Il semble que l'homme n'arrivera jamais à décrypter la musique de l'univers. Sa mélodie restera à jamais secrète.


Business Digest

L'astronomie est l'un des domaines où les ouvrages de vulgarisation sont les plus nombreux. Pourtant « la Mélodie secrète » est unique. Car l'auteur arrive à concilier deux choses à priori antinomiques : l'accessibilité de l'ouvrage et l'étendue des sujets traités. Des constituants fondamentaux de la matière à la structure à grande échelle de l'univers, des principes de base de la relativité générale aux preuves du Big Bang, toutes les questions de la cosmologie contemporaine sont abordées de façon claire et avec de nombreux recours à des analogies qui facilitent la compréhension.
 
Mais l'intérêt de cet ouvrage ne se résume pas à une synthèse de nos connaissances sur l'univers et son évolution. L'un des points les plus importants pour un non spécialiste, c'est que l'auteur aborde de front certaines questions qui sont encore parfois « taboues » dans le monde de la science : l'univers a-t-il un sens, a-t-il été réglé pour que nous apparaissions ? ... Depuis la Renaissance, le « fantôme de Copernic » n'a cessé de nous hanter. Non seulement l'homme n'occupe pas une place centrale dans l'univers, mais le soleil n'est lui-même qu'une étoile banale, située dans une galaxie banale.
 
La cosmologie rétablit l'existence d'un lien entre l'homme et l'univers. Elle montre comment l'apparition de la complexité est inscrite au coeur des lois fondamentales de l'univers. Si la réponse reste un choix personnel, la question du sens (ou de Dieu ou du Grand Architecte) se retrouve au coeur même de la science contemporaine moins de dix ans après que des auteurs comme Jacques Monod aient affirmé que la question même de la finalité était interdite dans ce domaine. De même que Prigogine nous montre que nous sommes passés par trois stades, celui du déterminisme strict, celui du chaos puis celui d'un cadre plus subtil que l'on peut retrouver derrière le chaos, Trinh Xuan Thuan nous amène du monde « magique » où Dieu est présent partout à la « solitude effrayante des espaces infinis » d'où tout principe créateur est absent, puis dans un univers où il redevient possible que notre propre existence ait un sens. Ce parcours illustre à sa façon l'un des apports principaux que la science contemporaine offre à l'homme d'action : la dialectique qui existe dans la nature entre ordre et désordre, déterminisme et liberté. Oui, notre existence semble inscrite dans les lois de l'univers, mais les hasards de l'évolution auraient pu nous faire apparaître plus tôt, plus tard, ailleurs et sous une forme différente ...
 
L'autre message de cet ouvrage, c'est l'importance pour toute organisation de se pencher sur son passé, d'intégrer sa mémoire dans son présent. En nous montrant par un fabuleux recul de 15 milliards d'années comment nous sommes « les enfants des étoiles ». Trinh Xuan Thuan donne à notre existence une toute autre dimension que celle d'un mammifère bipède luttant pour quérir sa pitance. Cela nous donne un souffle nouveau pour affronter les défis auxquels nous sommes confrontés. Une entreprise aussi se doit d'intégrer cette dimension d'histoire et de mémoire pour donner à son activité un sens qui aille au-delà de l'horizon à court terme du résultat annuel. -- Robert Salmon --


Quatrième de couverture

L'Univers nous sera-t-il un jour révélé dans la totalité de sa réalité? Parviendrons-nous à percer le secret de sa vraie mélodie? Comment l'infiniment petit a-t-il accouché de l'infiniment grand et comment l'univers tout entier, avec ses centaines de milliards de galaxies, a-t-il jailli d'un "vide microscopique"? Comment, grâce à l'alchimie créatrice des étoiles et à l'existence des planètes, la vie et la conscience ont-elles surgi? Telles sont quelques-unes des questions que ce livre aborde. Il s'adresse à 1"`honnête homme'; curieux du monde qui l'entoure et intéressé par les progrès récents dans l'étude du Cosmos, sans être pour autant équipé du bagage scientifique du spécialiste.
 
En retraçant l'évolution, à travers les âges, de la vision de l'Univers que s'est faite l'homme, il accorde une attention particulière à l'univers actuel, celui du big bang. Mais il sait dépasser l'argument proprement scientifique pour aborder les questions qui se posent inévitablement dans toute discussion sur la création de l'Univers : Sommes-nous là par hasard ou notre présence dans l'Univers implique-t-elle l'existence de quelque Créateur?


L'auteur vu par l'éditeur

Trinh Xuan Thuan est né à Hanoi: Il a étudié au California Institute of Technology et à l'université de Princeton aux États-Unis où il a obtenu un doctorat en astrophysique. Depuis 1976, il enseigne l'astrophysique à l'université de Virginie.


SDM

Destiné à l'honnête homme, ce livre "retrace l'évolution, à travers les âges, de la vision de l'univers par l'homme, tout en accordant une attention particulière à l'univers actuel, celui du big bang". Il aborde aussi les questions qui se posent inévitablement dans toute discussion de la création de l'univers: sommes-nous là par hasard ou notre présence implique-t-elle l'existence d'un Créateur? Des tables, dessins et photos illustrent les points importants du texte. Notes quantitatives, p. 341-354. -- Services Documentaires Multimédia

http://www.techno-science.net/?onglet=ouvrages&ID=2213022194

 

Noms de Dieux ou les lointaines galaxies


Trinh Xuan Thuan était récemment à Maurice pour des conférences.
Trinh Xuan Thuan était récemment à Maurice pour des conférences.
“Noms de Dieux” ! Quel ouvrage ! On sort de là, l’esprit perdu dans la plus lointaine des galaxies. L’entretien du professeur Trinh Xuan Thuan scientifique bouddhiste avec Edmond Blattchen dévoile un enthousiasme communicatif qui entraîne le lecteur dans un tourbillon d’images et de concepts.

“De tout ce qui existe, rien n’existe en soi qui ne soit sa propre cause.” Voilà l’idée fondamentale même du bouddhisme, idée qui formera chez le professeur le concept de “l’interdépendance des phénomènes”. Chaque chose a de l’existence non pas par rapport à elle-même, mais par rapport à d’autres choses et événements, nous explique le Professeur. Cette interdépendance est cependant nécessaire. Et c’est pourquoi la réalité doit être considérée comme totalité.

“Tout ce qui se trame sur notre terre se décide dans l’immensité cosmique”. Il n’y a pas de créateur, car l’univers ne peut être créé. Le seul univers compatible avec le point de vue bouddhiste est celui d’un univers cyclique, avec une série de big-bangs à l’infini. Mais la religion, note l’astrophysicien, n’a pas besoin de la science pour justifier ses méthodes. Elle est donc cosmique.

Avec Noms de Dieux de Trinh Xuan Thuan, le lecteur fera un fabuleux voyage dans l’espace et le temps, en redécouvrant ces grands penseurs que furent Aristote, Newton, Einstein, entre autres. Si Noms de Dieux n’est pas si accessible pour un lecteur moyen, sa lecture demeure tout de même passionnante pour les mordus d’astronomie. A découvrir.



Trinh Xuan Thuan, Noms de Dieux, disponible au Caudan Bookcourt.
Caroline Rambert

http://www.lexpress.mu/display_article_sup.php?news_id=3238

 

Trinh Xuan Thuan.

Chaos and Harmony: Perspectives on Scientific Revolutions of the 20th Century.

Translated by Axel Reisinger.
Oxford: Oxford University Press, 2001.
cloth, 366 p., ISBN 0-195-12917-2, US$35.00.
Oxford U.P.: http://www.oup.co.uk/

Trinh Xuan Thuan. Chaos and Harmony: Prespectives on Scientific Revolutions of the 20th Century.

Trinh Xuan Thuan's book represents essentially a scientific and philosophical tour de force. This statement may seem at first a bit exaggerated but after reading the book readers might even think that this statement does not do the book justice.

What the author evidently had in mind when he embarked on the project of writing this book was to lead the reader through the intellectual history of human scientific endeavor in search of truth and the reason of human existence. This basically entails presenting the history of physics, including its current state of affairs, fundamental physical problems and issues, since physical science the founding block of all sciences. The author however goes well beyond that. There are numerous excursions in scientific realms of chemistry, biology, meteorology, computer science, and most of all mathematics and philosophy. In all these the author draws tight links and relationships between physics and other sciences and explains why physics was the most instrumental in the development of all other sciences and how physical understanding was crucial for many a scientific effort well beyond the borders of physics. Thuan does not stop there however, he pushes forward and discusses and ponders philosophical issues that emanate from fundamental physics, like nature and scope of human knowledge and understanding and their limitations. He tackles the very reason why we humans are where we are and what is the ultimate 'why' of our existence. You may already be tempted to grab the book and find out why we are here. Thuan, as well as many others, believe that everything under there is has one source and one goal, and that source and sink of everything is beauty. Beauty, or to use more scientific and quantifiable term - symmetry, is not only the ultimate raison d'être, but what is more important, we humans are capable of understanding it.

The book's chapters follow the course of historical development of ideas mentioned above. Starting with early notions of physical reality and determinism, going over the development of quantum theory and theory of relativity, and ending with contemporary string theory and its efforts to finally unify all known physical interactions - electromagnetic, weak and strong nuclear force, and gravity, the author offers a grand overview of human quest for knowledge. All the chapters are inconspicuously but intentionally divided into small titled but unnumbered sections rarely longer than a page, and in each of those certain concept, idea or unresolved problem is discussed. Each of these little subchapters can be read, pondered and enjoyed separately, yet all of them follow the main line of the book and the author's ultimate preoccupation - human quest for knowledge and beauty.

Thuan starts with classical mechanics following its development in pre-Copernican times and leads us through Copernican revolution, the work of Johann Kepler and the period in human quest for knowledge and understanding that came to embody the belief in determinism as the overarching philosophical concept. And that belief came with plenty of reason and with astonishing success. Thuan uses classical mechanics to describe the evolution of solar system and its motion. Our local stellar system is not the end point; the author goes further and discusses large-scale cosmic structures and the universe as a whole. He discusses how life might have originated and came to flourish on planet Earth. The demise of dinosaurs and the ascent of mammals and Homo sapiens are discussed and all of them presented as logical consequences of classical mechanics - but not completely. As the story develops the author gradually includes the role of chance and ponders the ways chance and contingency, random and necessary, acted interactively to create the universe and everything in it. Chaos and chance are introduced as perfectly natural and indispensable. The world as we know it might have turned out to be quite different had there been no chance and accident.

The plot gradually thickens, and while chaos after entering the world of science in the early 19th century continues to affect scientific endeavors, other areas of classical physics, which found chaos strange and uneasy fellow, made significant progress on their own. Electricity and magnetism, which for centuries seemed to be distinct and different phenomena, were shown by James Clark Maxwell to be merely two seemingly different emanations of a single physical interaction. From the mid-19th century electromagnetism became common term and replaced old notions of electricity and magnetism. Classical mechanics, and its close relative statistical mechanics, helped transform thermodynamics from e phenomenological theory into a solid and fully formalized physical theory. By the beginning of the 20th century the world looked perfectly explainable by classical physics and what is even more important - the world looked perfectly deterministic.

Beginning of the last century (how that seems so long ago) brought two phenomena that classical physics was not able to explain. These were the problem of black body radiation, which could not be explained using classical thermodynamics, and the problem of apparent immutability of speed of light, which seemed to violate the principle of classical relativity. Classical relativity stated that the speed of any body moving in a system of reference that is also in motion is a resultant of two vectors - the motion of the system of reference itself and the motion of the body within the system. And the speed of light seemed to be one and the same and constant no matter whether the source of light was moving or not. That lead to the concept of ether, as an esoteric concept. Ether had no mass, was absolutely motionless, did interact with the rest of the universe, but was absolutely undetectable. The speed of light was constant in the ether, and as the ether was 'dragged' around by bodies in motion, its shape was altered and that caused the speed of light to seem constant in all directions and under all conditions. I am sure that respected readers reading this have already made doubting faces - how in the world would believe such a construct? But contemporary physics was not able to offer anything better and that certainly made a 'little' problem for physicists hundred years ago.

From these two small clouds on otherwise perfectly clear sky of physical science, to paraphrase Max Planck, two pillars of modern physics emerged - quantum theory and relativity. Building on the concept of chaos as phenomenon that has its internal logic and patterns, a chaos that can be made insightful and therefore useful, the author brings quantum mechanics into the play. Quantum mechanics, as one pillar of the 20th century physics, was instrumental in unifying electromagnetic, weak and strong nuclear force into one and unified force and a single frame of knowledge, so called 'grand unification'. The other pillar, the pillar that for many years remained essentially non-quantum and could not have been reconciled with quantum mechanics, was relativity. For many years it has defied all the efforts to bring it into the fold. During the final quarter of the last century string theory emerged. String theory, a theory that embodies a convenient mixture of quantum mechanics, chaos theory and gravitation, seems to be our best chance to achieve super-unification. String theory postulates that the most basic dynamic notions in the universe are not particles and quanta but certain dynamic states resembling strings vibrating at different frequencies. Different frequencies give birth to different elementary particles and that is how all the variety and diversity of our universe has been created. Experimental verification, in case that the theory is the correct one, will evade us for unforeseeable period of time. Energies required for experimental testing of the final theory would require energies that are beyond not just our Sun or nearby stars but even beyond total energy of a single galaxy. But, as the author points out, why this should prevent us from thinking and developing superstring theory? We have at our side the ultimate tool for verification of physical theories. And that is beauty, or if you desire more formal descriptor - symmetries. Paul Dirac used to say that if a physical theory is not beautiful it most certainly is not correct.

The author admirably succeeds in bringing all the topics he discusses to the level of educated laymen, or at least to the level of a laymen willing to reason and follow the author across the multitude of topics - from physics to philosophy and religion. One might say that classical physics concepts, including chaos theory and relativity, have been dealt with on par. They are explained and presented quite rigorously with no scientific formalism. Contemporary physics, topics dealing with quantum mechanics and unification theories, might have been given shorter shrift than their classical and relativistic predecessors, which may leave some readers yearning for more. The fact of the matter though is that this definitely would have required more space and more effort from readers. There are also many other books where interested readers can find these concepts discussed in more detail, still on a very informal and non-mathematical level. One needs only mention late Richard Feynman whose skills in explaining most advanced concepts to any willing to listen layman (his own statement) have become legendary, but there are also many other very useful and appropriate readings on these matters. The author however succeeds in discussing many other subjects, like mathematics and philosophy, all of which he needs in order to round up the overall concept of wholeness and still keep the book within manageable size.

Two things perhaps need to be addressed more closely. The author apparently believes that Albert Einstein had profound and fundamental objections to the nascent quantum mechanics and for years tried to prove it as an insufficient, and at best, incomplete theory. Einstein is not with us any more and it would be impossible to obtain a decisive and unambiguous answer to this question from the grand man himself. However, many believe that this is not entirely true. Being the author of relativity theory, which is probably the most beautiful theory ever created by human mind, and to which Thuan himself concurs, he might have had some reservations against quantum mechanics. Relativity theory has evolved as a perfectly deductive and closed system. There was no need for out-of-theory assumptions or for things that had to be taken for granted. Quantum mechanics, on the other hand, originated and for many years developed as a very intuitive concept, which does not diminish its grandness, quite to the contrary. Einstein accepted it from the very first day and applied it in much of his own research, which all is duly quoted by Thuan, but all the time tried to reduce its intuitive foundations and make it more formally structured. He preferred to do that by devising paradoxes, 'thought experiments' - as he used to call them. These paradoxes made quantum mechanics apparently self-contradictory. Physicists working on the foundations of quantum mechanics tried to resolve these paradoxes and their efforts led to profound breakthroughs and new discoveries in the field of quantum mechanics. For instance, famous Einstein-Podolsky-Rosen paradox led to discovery of another fundamental notion of contemporary physics - concept of non-locality. Again, this is something that the author himself finds extremely important and later in the book uses when discussing the concept of wholeness as indispensable in our quest for the final truth. It would therefore probably be safe to say that the grand old man did not harbor any real animosity or misunderstanding toward quantum mechanics. He was somewhat like a father of a teenage daughter - he only seemed not to understand her élan and zest and impatience, but he certainly understood her and believed in her.

Another thing that may prompt further reflection is the author's awe vis-à-vis mathematics. For Thuan mathematics is of essentially non-human origin. It exists outside of human intellectual sphere, it is unique and one and only, it is universal, and it is simply out there waiting to be painstakingly and slowly discovered by humans. In mathematics there is nothing human, rather it is almost a divine construct in its absoluteness. Mathematics is therefore inexorably linked to the ultimate knowledge and it essentially is the indispensable tool on this quest. Humans are however capable of discovering and understanding it and this is of crucial importance. Mathematical development have in many instances preceded development of physical theories, and that most certainly helped physicists formulate, articulate and formalize their theories. This will particularly be true for string theory since basically all the mathematics needed for its development has been already developed. Mathematical language is therefore the universal language and the knowledge quest language.

All this is certainly very idealistic and appealing but there are many of those who advocate the opposing view. Mathematics, as well as physics and all other human creations are basically and inherently human. Mathematics is not perfect since we are not perfect. It is not a divine tool since humans are far from being divine. It reflects our own intellect rather than an absolute and non-human mind. Some of our mathematics and physics may be beautiful, and like relativity theory even the most beautiful intellectual design ever made by human mind, but it is still human and possesses all the strong, as well as weak sides of its creators - humans. It cannot be therefore defined as a self-sufficient and logically deduced body of knowledge. As far as physics and our quest for ultimate knowledge are concerned this is probably its most important insufficiency, since inherently human constructs cannot be utilized in comprehending concepts that are meta-human. Probably the most ardent advocate of such a view was Bertrand Russell. Thuan discusses Russell's views when discussing Kurt Gödel and the limitations to the capability of mathematics to be made self-deductive, but he does not venture any further. After Russell's efforts and memorable work of Kurt Gödel it is now widely accepted that no mathematical system can be self-enclosed and based on premises that can be proved within the scope of the very same mathematical theory. On the other hand the author, and many other including this reviewer himself, believe that the ultimate knowledge will be just that - self-enclosed with the basic premise of beauty built in into the system. If this is so then mathematics is really of human venue and using it as it is we may at best expect an asymptotic approach to the ultimate knowledge, rather than a final revelation. Or, as Russell suggested, we should keep our mind open and search for any hint that might help us put mathematics on some more universal and less human foundations, and define in such a way some sort of 'new mathematics'. We humans may be inherently incapable of doing that, of conceiving anything that is fundamentally non-human, but the universe is infinite and there is no way of telling what we might expect to find out there. We may be well on our way to transcend our humanness.

Finally, history of mathematics and physics teach us that humans have never been able to devise an abstract theory out of the blue, without getting at least a hint from real and concrete life, i.e. physics. Once we get a hint we are capable of making the original more abstract and less concrete, of extending a concrete and singular concept into more abstract spheres. Almost all mathematical disciplines, that are today quite abstract bodies of knowledge, originally started as very concrete problems. Problems like calculating the money owned by a customer to a trader, or the slope of stone edifices built for ancient temples, or a need to combine two or more forces acting on a single body in order to obtain the resultant force. Once tackled all these concrete problems led to the development of arithmetic, geometry or theory of vector spaces. Even such abstract concepts as imaginary unit i= were not invented just because we felt like it. Humans came upon it when they realized that taking a square root out of a negative number is not going to work within the realm or real numbers. The need for it, not our inherent urge to create things abstract, influenced us to develop the complex numbers theory and complex analysis.

Thuan concludes his book with a philosophical discourse on nature of human knowledge and our own notion of the universe. Tumultuous history of human quest for knowledge and understanding has brought us from a deterministic view of local interactions over to the world where local and global phenomena interact. On our quest to understand and comprehend the essence of the universe and our role in it the whole turned out to be profoundly more important than any part of it. The author states that the success that the West has enjoyed in sciences for many centuries has been very likely due to inherent notions of locality and causality that is so typical to Western culture and philosophy. The East on the other hand has always found everything in the world and the universe interacting with and affecting everything else, so much that Yin and Yang naturally complemented and interacted with one another. Could that mean that on human quest for the ultimate knowledge the East has come to be, by its tradition, art and philosophy, better suited and closer to the ultimate revelation than the West? Because, as careful reader of this book will undoubtedly notice, beauty and symmetry are the ultimate arbiters in the game of them all - the search for truth. The answer to this question is left for us to ponder.

In conclusion it can be said that this book provides many intriguing and challenging ideas for both the non-scientists and the people with scientific background. The former may be left bedazzled with so many thoughts and range of concepts spanning science as well as classical non-scientific disciplines, like religion. The latter may find some bones to pick with the author and some issues they might be eager to discuss with the author himself, bit none will be left unsatisfied with their minds and spirits unchallenged. The scope and range of this book is a real delight for the inquisitive mind. - Sinisa Dragic

http://www.firstmonday.org/issues/issue6_6/reviews/index.html

Les limites de la connaissance en Astrophysique

Bernard Williams rencontre Trinh Xuan Thuan

RESUME

Intervention
de Trinh Xuan Thuan

T. X. Thuan

Pierre-Marc_de_BIASI De Pascal, nous avons partagé les angoisses devant l'infiniment grand. Les mystères que l'espace nous réserve sont devenus populaires, et notamment deux d'entre eux: le big bang et les trous noirs.

Nous avons découvert, ou croyons avoir découvert certains secrets. Nous savons à présent que l'univers a un commencement, sous la forme d'une immense explosion, à partir d'un noyau extrêment petit, dense et chaud. En quinze milliards d'années, l'énergie qui remplissait le vide a donné naissance à la matière, laquelle s'est diversifiée pour former galaxies, étoiles, planètes, êtres unicellulaires et enfin êtres humains. Mais pourrons-nous jamais connaître les premiers instants de l'univers? Les astro-physiciens répondent par la négative. Les astronomes jouissent du pouvoir de remonter le temps. Parce que la lumière met du temps à nous parvenir, tous les objets astronomiques sont observés avec un certain retard. Nous voyons là la lune telle qu'elle était il y a une seconde, le soleil huit minutes, l'étoile la plus proche quatre ans, la galaxie la plus proche - comme la voie lactée - deux millions d'années. Mais il ne suffira pas de télésopes plus puissants pour résoudre l'énigme des débuts. L'univers était si dense au cours de ses 300 000 premières années que la lumière ne pouvait se propager. Le cosmos était entièrement opaque. Cette barrière naturelle, nos télescopes tels qu'ils sont, ne pourront jamais la franchir.

Les physiciens s'y sont efforcés, en emprutant d'autres chemins. L'univers à ses débuts fonctionnait comme un immense accélérateur de particules, si bien que l'on pouvait espérer en reproduire les mécanismes. Les plus grands cyclotrons en activité permettent d'atteindre des énergies comparables à celle que connaissait l'univers lorsqu'il n'était vieux que d'un centième de seconde. Pour remonter plus haut encore, il faudrait plus qu'une machine, une théorie nouvelle. Au delà de 10-43 après le big bang, l'univers était si dense que la gravitation, généralement négligable à l'échelle subatomique, y comptait autant que la force d'attraction électromagnétique ou nucléaire. La théorie de la relativité générale d'Einstein décrit l'effet de la gravitation quand les autres forces sont négligables. De même, la mécanique quantique montre l'action des forces électromagnétiques et nucléaires lorsque la gravitation est insignifiante. Mais personne n'a encore bâti une théorie unifiée qui permettrait de décrire les débuts de l'univers, lorsque toutes les forces étaient d'égale importance. Ainsi, en remontant le temps, nos certitudes théoriques disparaissent. De plus, même si une théorie était avancée, elle serait, aujourd'hui, invérifiable.

http://www.unesco.org/phiweb/fr/1rpu/resume/textresume/trinwil.html

Trinh Xuan Thuan

Trinh Xuan Thuan est astrophysicien, professeur à l'université de Virginie. Il a écrit " La mélodie secrète ", L'infini dans la paume de la main ," Le Chaos et l'Harmonie ".

La solidarité universelle : la mondialisation à la fois du point de vue d'un astrophysicien et d'un éducateur.

Un concept essentiel qui a émergé de la cosmologie moderne est celui de notre interdépendance avec l'univers, avec notre planète et avec tous les êtres qui y vivent. Issus d'un univers né dans une fantastique déflagration appelée "big bang", il y a environ 14 milliards d'années, qui a donné naissance à l'espace et au temps, nous partageons tous la même histoire cosmique et nous sommes tous connectés à travers l'espace et le temps. Descendants de l'Homo Habilis apparu il y a 1 million 800 000 ans en Afrique, 99,95 % de nos gènes étant semblables quelque que soit la couleur de notre peau, nous sommes tous reliés génétiquement. La réalisation de cette interdépendance globale devrait développer en nous un sentiment de compassion et de responsabilité universelle envers notre belle et fragile planète et tous les autres êtres vivants, et nous faire comprendre que notre bonheur dépend du bonheur des autres.

L'éducation est l'un des moyens les plus efficaces pour manifester nos sentiments de compassion et l'un des plus puissants pour combattre la pauvreté et la misère. Elle donne aux gens le moyen d'améliorer leur sort et la chance de faire entendre leur voix. Elle est vitale pour réduire la pauvreté, et pour s'engager dans la voie de la croissance économique et de la démocratie.

http://perso.wanadoo.fr/patrick.guenin/cantho/infovn/thuan.htm

 

Origines
La nostalgie des commencements
Trinh Xuan, Thuan

Documents

"Notre univers a une histoire, et celle-ci nous concerne au plus haut point puisqu'elle débouche sur nous. L'épopée du cosmos est aussi la nôtre.

Les avancées scientifiques du siècle dernier ont changé de manière radicale la conception de nos origines. Nous disposons aujourd'hui d'une grande fresque historique, toujours magnifique, et sans cesse envoûtante. Jamais cette histoire de nos origines ne fut déployée sur un temps si long - quelque 14 milliards d'années - ni dans un espace aussi vaste. Jamais elle ne fut si vraie, puisque toutes les sciences, de l'astrophysique à la neurobiologie, de la physique à la chimie en passant par l'anthropologie, la primatologie et la géologie, concourent sans relâche à l'élaborer et à l'affiner.

Cet ouvrage a l'ambition de raconter dans un langage simple et clair cette grandiose épopée, de la naissance de l'univers jusqu'à l'émergence de la vie et de la conscience, en passant par la formation des galaxies, des étoiles et des planètes. Il veut être aussi un livre qu'on feuillette pour la beauté de ses images. L'homme vivant entre deux infinis auxquels il n'a pas directement accès, ce livre se propose d'ouvrir au lecteur les portes de l'infiniment grand - galaxies lointaines, nébuleuses bariolées de la Voie lactée, planètes du système solaire - aussi bien que celles de l'infiniment petit - cellules vivantes, réseaux de neurones, double hélice de l'ADN -, et de lui révéler de multiples et nouveaux aspects de la splendeur du monde."

 

 

 

 

 

 

L'infini dans la paume de la main
de Mathieu Ricard, Trinh Xuan Thuan



 
Le chaos et l'harmonie Trinh Xuan Thuan

Le chaos et l'harmonie Trinh Xuan Thuan
Un astronome comme Trinh Xuan Thuan, bouddhiste et homme de conviction, qui ose faire part publiquement de ses interrogations philosophiques, est un cas rare dans le monde des sciences. Ce cloisonnement entre le domaine de la science et celui de la réflexion spirituelle ou philosophique est renforcé par l’hyper spécialisation des scientifiques dans des domaines précis

"Si le savoir est du côté de l’expert, que nous reste-t-il ? Les émotions, l’intuition, la poésie, le sens de la beauté : tout ce qui ne peut pas être pris en compte par la science. Qui a le droit de parler, d’expliciter le monde ? A qui appartient l’Univers ? Pour Trinh Xuan Thuan, le regard symbolique et émotionnel a autant de valeur que le regard scientifique, bien que situé dans un registre différent. Une position remarquable car très rare, la presque totalité des scientifiques se défendant contre leurs propres émotions, au nom de l’objectivité et de la rationalité. Mais, selon mon expérience personnelle, le regard symbolique ou émotionnel n’est pas seulement respectable en tant que vision différente ; il constitue en soi un décryptage de la réalité, aussi valable que le décryptage par les sciences. Si la science nous situe comme observateurs du monde, nous sommes aussi sujets de celui-ci, ce qui signifie que nous sommes inclus dans l’Univers exactement comme une cellule dans un corps. Dans ce même rapport de l’infiniment petit à l’infiniment grand, l’Univers agit sur moi et j’agis sur l’Univers. L’expérience globale de la perception de l’Univers par tout être vivant (ce qui l’entoure, ciel, arbres ou lumière, et ce qui le relie avec cela) est le fondement de sa perception de sa réalité, donc l’assise même de sa vie. Ressentir, par exemple, l’influence de la Lune, c’est l’éprouver en réalité. Pourquoi alors se priver d’une expérience enrichissante – comme se visualiser en interaction avec la lumière du cosmos – sous prétexte qu’elle n’est pas reconnue comme réelle par la science ? Il ne s’agit pas ici d’un retour à la pensée magique, mais de l’affirmation de la présence de la conscience dans la réalité de la matière."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 
Le secret de la vraie mélodie. Trinh Xuan Thuan

Le secret de la vraie mélodie.
"Je crois que l’univers a été spécialement réglé pour qu’émerge la conscience.
La science peut fonctionner sans spiritualité.
La spiritualité peut se développer sans la science.
Mais l’homme, pour être complet, à besoin des deux…
La terre poétique et la terre scientifique sont une seule et même terre.
La vue scientifique, la vue artistique et la vue mystique sont des regards sur le réel qui ne devraient pas se contredire, car il n’y a qu’un seul réel.
Si tout est cohérent, ces visions devraient pouvoir se rejoindre quelque part.

Science unificatrice.
Au fur et à mesure que la physique progresse, on découvre des connexions entre des phénomènes que l’on pensait à priori séparés.
Ainsi au 19ème siècle, la fusion entre l’électricité et le magnétisme donne naissance à l’électromagnétisme.
L’optique s’unifie à l’électromagnétisme lorsque Maxwell découvre que les ondes électromagnétiques ne sont autres que des ondes de lumière.
Au 20ème siècle, Einstein dit que « le temps a des airs d’espace et que l’espace à des airs de temps » et démontre, par sa théorie de la relativité, l’interdépendance de l’espace et du temps.
Les physiciens espèrent découvrir une théorie du Tout qui unifierait les quatre forces fondamentales qui contrôlent l’univers ( force de gravité, force électromagnétique et les forces nucléaires fortes et faibles ).

Univers programmé.
Je crois en l’idée du principe anthropique, selon laquelle l’univers a été réglé très précisément pour l’émergence de la vie et de la conscience.
Je pense que l’univers contenait en germe, dès le début, les conditions requises pour l’arrivée d’un observateur.
L’harmonie du monde avait besoin de l’homme pour l’appréhender.
Pour moi, l’univers n’a pas de sens s’il n’y a personne pour le regarder !
Jusqu’à nouvel ordre, dans l’univers, l’homme est le seul être capable de penser et nous avons la grande responsabilité de ne pas nous auto-détruire ( Note pym : pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, l’homme possède un double pouvoir divin : celui de son autodestruction totale et le contrôle génétique ).
Nous sommes liés à l’histoire de l’univers.
Aux étoiles, nos ancêtres ( nb : nous sommes des poussières d’étoiles, au sens propre du terme ).
Nous sommes tous fait de la même poussière stellaire.
Et les problèmes comme le réchauffement de la terre ou la destruction de la couche d’ozone devrait se résoudre à l’échelle planétaire.
Les divisions entre les pays n’ont plus de sens.
Nous devons désormais avoir une vision cosmique et globale et le sens d’une responsabilité universelle envers notre planète.

Télescope et méditation.
Mon cœur ne peut s’empêcher de battre à grands coups quand je vois se dessiner sur l’écran de télévision de l’observatoire l’image d’une galaxie lointaine relayée par le télescope.
Je ressens un immense sentiment de connexion cosmique, car la lumière de la galaxie qui me parvient là est partie il y a des milliards d’années –avant même que le soleil soit né, avant même que les atomes de mon corps soient fabriqués par l’alchimie nucléaire d’une étoile massive.
La beauté et l’harmonie de l’univers que je perçois avec mon télescope me renforcent dans l’idée que l’univers à un sens, qu’il n’est pas le fruit du pur hasard. "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Dialogue entre Mathieu Ricard et Trinh Xuan Thuan///

D'APRèS :
RICARD, Mathieu et
XUAN THUAN, Trinh.
L’infini dans la
paume de la main
,
Éd. Fayard/ Nil
Éditions, Paris, 2000.


Mathieu Ricard et Trinh Xuan thuan
(Photo: Raphaele Demandre)

Je commence déjà à mettre de côté les livres que je vais consulter au cours des semaines de l’été où je serai officiellement en vacances. L’un de ces ouvrages sera celui que l’on doit à Mathieu Ricard, ce moine bouddhiste qui est le fils de Jean-François Revel dont je parlais au début de l’émission. C’est étonnant comme on les retrouve partout maintenant. C’est un moine bouddhiste qui a été un chercheur en biologie. Dans son travail de biologiste, il a collaboré avec François Jacob, à l’Institut Pasteur, etc. C’est également l’interprète français du Dalaï-Lama et aussi l’une des autorités en matière de bouddhisme. Dans son récent ouvrage, il s’entretient avec un scientifique qui est un astrophysicien de l’Université de Virginie, qui est l’auteur de livres dont je vous ai parlé au cours des années : La mélodie secrète, Le chaos et l’harmonie. Il s’agit de Trinh Xuan Thuan, qui est réputé pour la clarté de ses exposés sur l’ouverture d’esprit dans les domaines scientifiques et philosophiques.

On peut dire de cet ouvrage qu’il s’agit du dialogue d’un scientifique devenu bouddhiste, et d’un bouddhiste vietnamien devenu scientifique. Ça c’est tripatif! C’est en voyant ce rapprochement-là, que les éditeurs ont décidé de publier L’infini dans la paume de la main, chez Fayard en coédition avec Nil Éditions. C’est très étonnant, très riche. Une brique de près de 480 pages; il faudra que je prenne mon souffle car je tiens à la lire dans le détail. L’ouvrage se veut une synthèse du discours portant sur le rapprochement entre la science moderne (l’astrophysique et la cosmologie en particulier), la physique (l’infiniment grand), la cosmologie (l’infiniment petit, la physique quantique) et le mystique, la spiritualité.

Ce rapprochement entre la science et la spiritualité est l’un des grands thèmes que j’aime bien aborder car ce fut pour moi une véritable révélation quand j’ai découvert qu’il y avait des rapports très clairs entre la vision que pouvait avoir une certaine spiritualité, en particulier celle qui est véhiculée par la philosophie bouddhiste, et celle des scientifiques à travers leurs découvertes. Comme, par exemple, quand ils parlent du vide à l’intérieur de l’atome, cela correspond passablement bien au concept de vacuité que l’on retrouve dans certaines visions spiritualistes. Tout cela devient un peu compliqué à certains moments, mais ça me fait plaisir de vous communiquer aussi ce que je ne comprends pas. D’une certaine façon, c’est comme ça qu’on se familiarise ensemble avec ces phénomènes.

" Bohr parlait de l'impossibilité d'aller au-delà des faits et résultats des expériences et mesures, explique Trinh Xuan Thuan : ‘ Notre description de la nature n’a pas pour but de révéler l’essence des phénomènes, mais simplement de découvrir autant que possible les relations entre les nombreux aspects de notre existence. ’ – Vous vous rendez compte? C’est comme si on était incapable de décrire, par exemple, les atomes.

" Il rejoint en cela François Jacob – un scientifique – : ‘ Il paraît donc clair que la description de l’atome donnée par le physicien n’est pas le reflet exact et immuable de ce qui a été dévoilé. C’est un modèle, une abstraction, le résultat de siècles d’efforts de physiciens qui se sont concentrés sur un petit groupe de phénomènes pour construire une représentation cohérente du monde. La description de l’atome paraît être autant une création qu’une découverte. " Puisque rendu à un certain point, on voit bien qu’il y a quelque chose qui fonctionne.

Si un atome était aussi grand que l’édifice de Radio-Canada, on pourrait même se promener dedans. Puis il y a de l’énergie entre certaines composantes, certaines particules qui sont considérées, à certains moments, comme des zones. Voyez-vous, on n’en sort pas. Mais c’est tout de même un univers fascinant!

 

La science et le bouddhisme
Une vision commune de l'impermanence

 

Pour tout dire, aussi bien citer le Tao qui dit :
" Il n’y a de permanent que le changement. "

  • La fin de la saison

Si je parle de changement qui est la permanence même dans l’Univers, c’est pour vous rappeler, si vous le savez déjà, ou pour vous l’apprendre si vous ne le savez pas, que c’est la dernière émission de la 29e saison de Par 4 chemins. L’animal est essoufflé… [rires] Nous reviendrons cependant pour commencer notre 30e saison, le premier dimanche de septembre, à 20 h 00 (une heure plus tard dans les Maritimes..) et ça s’intitulera encore Par…, Par 4… ou Par 4 chemins.

Il y a deux moments passablement difficiles qui nécessitent une attitude juste : au commencement et à la fin des choses. Ce qui paraît difficile, c’est d’entreprendre une étape et de la finir. Là, on est en train de terminer une étape et j’ai l’impression de quelque chose qui n’est pas fini. Puis je me dis qu’on devrait recommencer l’année au complet pour être certain d’en faire une réussite et vous dire aurevoir de la meilleure façon possible pour vous retrouver, j’espère bien, en septembre prochain.

Je me sens toutes choses mais avant de m’étendre sur le sentiment que j’éprouve, je vais me remettre un peu avec vous à la lecture de l’ouvrage dont je vous ai parlé la semaine dernière, en matière d’introduction bien sûr, en vous disant que j’allais en faire mon livre de chevet pendant les vacances.

D'après :
RICARD, Mathieu et
THUAN, Trinh Xuan.
L’infini dans la
paume de la main :
du Big Bang à l’éveil
, Éd. Fayard/ Nil
Éditions, Paris, 2000.

  • Conscience et phénomènes malléables

Il est justement question d’impermanence dans cet ouvrage qui s’intitule L’infini dans la paume de la main : du Big Bang à l’éveil, une co-édition Fayard/ Nil Éditions, de Mathieu Ricard et Trinh Xuan Thuan. Il s’agit d’un moine bouddhiste et d’un astrophysicien qui dialoguent et découvrent que leur discours, leur vision des choses est compatible. Cette rencontre n’est pas nouvelle pour nous, car il y a longtemps que je reviens sur cette question du rapprochement entre la science et la spiritualité.

Pour moi, c’est peut-être la découverte la plus importante que j’ai faite au cours de ces bientôt 30 ans de l’émission Par 4 chemins où j’ai eu le bonheur de me gaver comme une oie de documents, de magazines, de livres et de faire des découvertes étonnantes que j’avais le plaisir ensuite de vous communiquer. C’est d'ailleurs grâce à vous que j’ai pu faire toutes ces découvertes et je vous en remercie. C’est la raison pour laquelle je vous invite à continuer l’an prochain parce que j’ai bien besoin de vous pour m’adonner à mon vice particulier qui est celui de me gaver d’informations autant que possible tripatives dans le but de vous les communiquer.

Je parlais d’impermanence, car c’est une notion intéressante : on la retrouve dans le bouddhisme et dans d’autres philosophies, particulièrement orientales, mais on la retrouve aussi maintenant en physique, dans la physique moderne. Chez les bouddhistes, l’impermanence est même une notion extrêmement importante. On cite, par exemple, le Bouddha qui disait que :

" De même que les empreintes de l’éléphant sont les plus remarquables, l’impermanence est l’idée la plus importante sur laquelle un bouddhiste puisse méditer. "

" L’impermanence du monde macroscopique dans lequel on se retrouve tous est évidente, aux yeux de tous, mais la réflexion sur l’impermanence subtile a des conséquences encore plus profondes, nous dit Mathieu Ricard. Les phénomènes portent naturellement en eux le ferment de leur propre transformation et aucune entité immuable ne peut exister dans l’Univers. "

Rien de permanent, donc, tout est impermanent, en transformation tout le temps et on fait partie de cette transformation. S’adapter, c’est nécessairement se transformer dans un monde qui lui-même est toujours en transformation.

Il ajoute un peu plus loin : " C’est d’ailleurs cette malléabilité des phénomènes et de la conscience qui permet le processus de transformation. " Au fond, si tout était permanent, il ne pourrait pas y avoir de transformation intérieure en chacun de nous qui finalement mène à l’éveil.

 

Lorsqu'on se retrouve devant ce genre d'informations, il y a des moments où l’on comprend, je devrais dire où l’on allume, et d’autres où l'on demeure un peu en veilleuse, jusqu’au prochain bout où l’on va pouvoir se rallumer. Mais, de temps en temps, j’aime bien m’aventurer dans des lieux, dans des réflexions qui ne sont pas nécessairement toujours faciles, et ça m’est un peu égal de m’y perdre moi-même car j’ai toujours l’impression qu’il en restera quelque chose malgré tout. J’espère que vous me suivez un peu quand même dans ces dédales obscurs du labyrinthe de la conscience.

  Je vous rappelle qu’il s’agit d’un dialogue entre un scientifique français devenu moine bouddhiste et un bouddhiste vietnamien devenu scientifique. C’est ce qui est fort tripatif et qui illustre bien ce rapprochement auquel on assiste depuis plusieurs années, en particulier depuis un demi-siècle. Même à la fin du 19e siècle, il y avait déjà un certain intérêt en Occident pour la pensée orientale, qui s’est confirmé et s’est élargi de plus en plus au cours de ces dernières années. Ce qui est intéressant ici, c’est de voir que notre bouddhiste vietnamien devenu scientifique dit, à un moment, dans sa conclusion des échanges qu’il a eus avec Mathieu Ricard, qu’il a hérité de cette rencontre-là d’une admiration accrue pour la manière dont la pensée bouddhique analyse le monde des phénomènes.

" Il existe une convergence et une résonance certaine entre les deux visions du réel "
Trinh Xuan Thuan

  • La conclusion du scientifique

" Je reconnais et appréciais, dit Thuan, surtout l’aspect pratique du bouddhisme qui aide à acquérir la connaissance de soi – c’est sur cet aspect du travail bouddhiste sur lequel il faut mettre l’accent généralement –, à progresser spirituellement, à devenir un être humain meilleur. En d’autres termes, pour moi le bouddhisme était avant tout une voie de l’Éveil, une voie contemplative au regard principalement tourné vers l’intérieur. De plus, la science et le bouddhisme utilise des méthodes d’investigation du réel totalement différentes. " Tout cela pour nous dire, qu’au départ, le scientifique voyait bien qu’il pouvait y avoir un rapprochement possible entre les deux, mais ça n’était pas aussi évident que certains ont pu le prétendre.

" Je n’étais pas du tout sûr qu’une démarche consistant à confronter la science et le bouddhisme puisse avoir un sens, poursuit Thuan. […] Ces entretiens s’inscrivent dans la lignée des dialogues précédents entre science et bouddhisme – qui ont déjà été entrepris depuis 25 ou 30 ans maintenant. – L’enseignement principal que j’en ai retiré est qu’il existe une convergence et une résonance certaine entre les deux visions du réel. Certains énoncés du bouddhisme à propos du monde des phénomènes évoque de manière étonnante telle ou telle idée sous-jacente de la physique moderne, en particulier des deux grandes théories qui en constituent les piliers : la mécanique quantique – physique de l’infiniment petit – et la relativité – physique de l’infiniment grand. " Je sens qu’on va se perdre encore là-dedans… [rires]

Trinh Xuan Thuan retient, un peu plus loin dans sa conclusion, l’importance accordée au concept d’interdépendance des phénomènes.

" Examinons, suggère-t-il, le concept ‘ d'interdépendance des phénomènes ’, idée fondamentale du bouddhisme – et qu’on retrouve également dans la mécanique quantique, d’une part, et dans la relativité de Einstein et autres depuis. – Rien n’existe en soi ni n’est sa propre cause. Une chose ne peut être définie que par rapport à d’autres. L’interdépendance est nécessaire à la manifestation des phénomènes. Sans elle le monde ne pourrait pas fonctionner. Un phénomène quel qu’il soit ne peut donc survenir que s’il est relié et connecté aux autres. La réalité ne peut pas être localisée et fragmentée, elle doit être considérée comme holistique et globale. " On parle de phénomènes, mais ça pourrait s’appliquer aussi aux humains : c’est la même règle. Le fait, par exemple, que nous constituons une conscience collective et que nous sommes tous reliés, interconnectés.

En parlant de la vision globale du réel qu'impose plusieurs expériences en physique, Thuan explique que :
" Ce concept d’interdépendance dit que les choses ne peuvent se définir de manière absolue, mais seulement relativement à d’autres. C’est, en substance, la même idée qui définit le principe de la relativité du mouvement en physique, énoncée pour la première fois par Galilée. […]

" Comme le bouddhisme, la relativité dit que le passage du temps, avec un passé déjà révolu et un futur encore à venir, n’est qu’une illusion, car mon futur peut être le passé d’un autre et le présent d’un troisième : tout dépend de nos mouvements relatifs. Le temps ne passe pas, il est simplement là. "

Thuan revient un peu plus loin sur la notion bouddhique d’interdépendance :
" La notion bouddhique d’interdépendance est synonyme de vacuité qui, à son tour, est synonyme d’impermanence également. Le monde est comme un vaste flux d’événements et de courants dynamiques tous connectés les uns aux autres et interagissant continuellement. "

 

Ce qui m’amuse beaucoup quand je vois des formules comme celle-là c’est de voir jusqu’à quel point ça peut s’appliquer dans la vie personnelle également, de voir jusqu’à quel point on est engagé les uns les autres dans un vaste flux d’événements qui nous entraînent et de courants dynamiques qui sont connectés les uns aux autres pour nous faire traverser le labyrinthe, qui interagissent continuellement et finissent par constituer le fleuve de notre vie.

 

À la fin de sa conclusion, Trinh Xuan Thuan cite un très beau passage d’un texte de Einstein, le père de la relativité. C’est lui qui est au départ de cette transformation profonde de la vision de la physique, entre 1905 et 1917, à la suite des deux grandes théories de la relativité qu’il a conçues. Einstein est un homme qui avait une vision cosmique : ce n’était pas un homme à buter sur le monde matériel comme si c’était quelque chose qui lui échappait. Il avait, au contraire, une vision cosmique dans laquelle il intégrait le monde matériel dans lequel nous sommes. Einstein écrivait :

" La religion du futur sera une religion cosmique. Elle devra transcender l’idée d’un Dieu existant en personne et éviter le dogme et la théologie. Couvrant aussi bien le naturel que le spirituel, elle devra se baser sur un sens religieux né de l’expérience de toutes les choses, naturelles et spirituelles, considérées comme un ensemble sensé. "

J’étais très heureux quand j’ai découvert cette citation : je me suis dit que j’aurais dû la découvrir avant. C’est l’une des plus belles citations de Einstein que j’ai trouvées où il va justement parler de ce rapprochement du spirituel et de la science. Que ça me fait plaisir de découvrir chez l’un des hommes les plus intelligents qui aient vécu sur cette planète – il y en a même qui disent que c’est l’homme le plus intelligent depuis Newton, du moins pour l’Occident – un propos aussi positif que celui-là.

" Ces propos vont dans le sens de toute notre discussion, commente Thuan. Et Einstein précise en plus :

‘ Le bouddhisme répond à cette description. […] S’il existe une religion qui pourrait être en accord avec les intérêts de la science moderne, c’est le bouddhisme. ’

" Cela ne peut être mieux exprimé, commente le scientifique vietnamien. La science peut fonctionner sans la spiritualité. La spiritualité peut exister sans la science. Mais l’homme, pour être complet, a besoin des deux. "

Si je m’attache aux conclusions de cet ouvrage c’est qu’il faut bien arriver à la fin de ce propos, bien que j’aurai l’occasion de retourner puiser dans ces entretiens au cours de la prochaine saison. Je vous réserve des surprises à ce point de vue-là, bien entendu…

 
  • La conclusion du moine

Il y a aussi que cette conclusion va assez bien avec le ton de cette dernière émission qui me trouve un petit peu chagrin, d’une certaine façon. C’est comme ça, on est toujours un peu ému de commencer quelque chose ou de finir quelque chose, d’entreprendre une étape ou de la terminer. Cette conclusion, c'est celle du moine, Mathieu Ricard, qui fait un peu l’historique de comment la démarche scientifique est arrivée à ne pas découvrir du tout ce qu’on pensait qu’elle allait découvrir.

" La science finit donc par se heurter à des obstacles qui montrent que la nature de la réalité est différente de ce qu’elle avait envisagé ", dit Mathieu Ricard.

 

Petite parenthèse

Quand, à une époque, on s’est tourné vers les physiciens et qu’on leur a fourni des outils un peu partout dans les instituts de recherche pour trouver ce que pouvait bien être la réalité ultime des phénomènes, on s’attendait à ce qu’ils reviennent avec quelque chose qui nous conforterait dans une opinion matérialiste. À la grande surprise de certaines personnes, de l’État, on s’est aperçu que ce n’était pas du tout ça.

L’autre jour, j’avais une conversation téléphonique avec une jeune recherchiste, physicienne de formation – comme vous pouvez voir la physique peut mener à tout – et je tentais de lui expliquer ce que je suis en train de vous raconter : " Ce n’est pas difficile pour toi puisque tu as eu une formation de physicienne, lui ai-je dit. Si tu prends l’atome et que tu l’ouvres, d’après toi, il y a quoi dedans? "

 – " Eh bien, il y a du vide ", répondit-elle. Et elle me dit ça sur le ton d’une évidence.

Donc l’Univers est constitué d’atomes vides. Entendons-nous bien quand on dit du vide car dans ces atomes, il y a des particules qui sont des sources d’énergie. Mais ce qui compte dans tout ça, c’est l’interaction, l’interrelation qui existe entre ces particules, leur échange autrement dit donc encore une fois l’interrelation.

 

" Ce sont précisément ces obstacles, poursuit le moine, mis en évidence par la mécanique quantique et la relativité, qui peuvent pousser la science à ouvrir un dialogue avec le bouddhisme. En s’interrogeant sur la réalité ultime des phénomènes et de la conscience comme étape nécessaire à l’Éveil, le bouddhisme peut résoudre le dilemme du scientifique pris entre la réalité apparente du macrocosme et l’effondrement de la réalité solide dès qu’on pénètre dans le monde des particules. Mais il va plus loin, puisqu’il va traduire ses conclusions dans une attitude pragmatique face à l’existence. […]

" Ce qui nous importe le plus dans l’existence n’est pas la somme d’informations que nous pouvons accumuler, poursuit plus loin Ricard, mais les réponses à des questions telles que : Pourquoi vivons-nous? Pourquoi mourons-nous? Pourquoi souffrons-nous? Pourquoi sommes-nous heureux? Pourquoi aimons-nous? Pourquoi haïssons-nous? "

Cela nous mène à vérifier l’objet de nos recherches pour répondre à ces questions et s’il vaut bien tout le temps qu’on y consacre, conclut le moine.

http://www.radio-canada.ca/par4/vb/vb20000608.html

http://www.radio-canada.ca/par4/vb/vb20000615.html

 

http://images.google.com/images?q=Trinh+Xuan+Thuan